V comme… Vies héroïques, Celestina et Lola

V comme… Vies héroïques, Celestina et Lola

Je crois que de chaque vie, on pourrait en écrire un livre. Mais il y a des passages sur cette terre qui mériterait bien plus. Certaines existences, pourtant méconnues, sont un exemple de force et de courage inouïe. Leurs mémoires devraient se transmettre de génération en génération afin de mieux guider nos destinées. Le quartier de la Peña et de ses alentours a fait émerger beaucoup de ces âmes de cette lignée.

Lola et Celestina font partie de celles et ceux qui ont su surmonter les épreuves de façon totalement héroïque, presque surhumaine. La première était la soeur de mon arrière-grand-père. La seconde, était mon arrière grand-mère. Chaque jour a été pour elles un combat. Elles étaient toutes les deux petites et menues. Mais elles avaient une arme redoutable, la puissance de leur amour intérieur qu’elles ont su déployer.

Celestina, survivre contre vents et marées

J’ai connu Celestina lorsque j’étais bébé. Elle était bien malade et reposait dans sa chambre. Je l’appelais Tina. J’entrais dans sa maison en courant jusqu’à son chevet. Être auprès d’elle me provoquait une telle exaltation que ma famille craignait que je lui fasse mal par inadvertance.

Elle disait que c’était moi qui l’aimait le plus. C’est ce que répète tout le temps ma mère quand elle parle de Celestina. Plus généralement, on disait qu’elle était intelligente et qu’il était plaisant d’échanger avec elle. Non pas du fait des livres qui n’ont pas pu beaucoup l’accompagner. Mais uniquement du fait de sensibilités profondes qu’elle avait acquis durant son vécu personnel.

Celestina Muñiz, mon arrière grand-mère.

Un jour, comme à mes habitudes, je me suis précipitée jusqu’à dans sa chambre en criant :  » Tiiiina !!!! « . Ma joie de la retrouver s’est éteinte en une seule vision. Elle n’était plus dans sa chambre. J’ai fixé longtemps son lit si bien fait, mais sans elle dedans. C’est hélas surtout cette image qui me reste en mémoire. Je ne comprenais pas pourquoi elle n’était plus là à m’attendre.

Peut-être avais-je ressenti cette chance immense de la connaître et de faire partie de sa descendance. Elle avait échappé de justesse à la mort tellement de fois. D’abord de faim. Souvent de chagrin. Puis surtout, elle s’est retrouvée presque tuée dans un camp de concentration avec son crâne déjà rasé. Sur une seconde de lucidité, le soldat franquiste qui gérait les entrées, l’a épargnée pour deux raisons. D’abord parce qu’elle avait travaillé pour lui en tant que servante. Puis ensuite parce qu’elle avait son ventre en cloque jusqu’au cou. Il l’a écartée de ce chemin sans retour avec un geste virulent et il lui a dit :  » Remercie ton ventre ! « .

Lola, survivre à contre-courant

Lola est née le 15 mai 1903 dans La Felguera, la plus grande paroisse de la municipalité de Langreo, dans les Asturies. Elle s’est mariée le 22 août 1925 à Mieres avec Manuel Quintas, âgé d’un an de plus. Ils ont eu 7 enfants ensemble. Manuel meurt quelques années plus tard, durant la guerre civile d’Espagne, en 1936. Il se situait sur la zone du nord-ouest d’Oviedo, dans l’Escamplero. Il défendait la capitale des Asturies des adversaires qui passaient par la Galice.

Lola et son mari Manuel. / Lola y su marido Manuel.



La petite dernière de la fratrie du couple, Lola et Manuel, s’appelait Manolita. Volage, elle a eu également 7 enfants de pères différents qu’elle a laissés successivement dans les bras de sa mère. Lola a alors élevé tous les enfants de sa fille comme si c’était les siens. Seule, avec peu de ressources et au travers d’un contexte des plus hostiles, 14 enfants ont pu grandir grâce à elle.

En septembre 1972, le village de La Peña lui a rendu hommage. Elle fût décorée en tant que grand-mère courage du quartier.

– Un monument aurait dû être construit pour cette femme.

– Le meilleur des monuments est de ne jamais l’oublier.

– Un exemple de vie, de lutte… Un exemple de tout.
Ceux d’entre nous qui ont eu la chance de la rencontrer se souviendront toujours d’elle.

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– Toute sa vie aura été un combat.

– Debería haberse construido un monumento para esta mujer.

– El mejor monumento es no olvidarlo nunca.

– Un ejemplo de vida, de lucha… Un ejemplo de todo. Los que tuvimos la suerte de conocerla siempre la recordaremos.

– Toda su vida ha sido una lucha.

V como… Vidas heroicas, Celestina y Lola

Creo que de cada vida, podríamos escribir un libro. Pero hay pasajes en esta tierra que merecen mucho más. Algunas existencias, por poco conocidas que sean, son un ejemplo de increíble fuerza y ​​valentía. Sus recuerdos deben transmitirse de generación en generación para orientar mejor nuestros destinos. El barrio de La Peña y sus alrededores han sacado a relucir muchas de estas almas de este linaje.

Lola y Celestina están entre las que han superado las pruebas de una manera totalmente heroica, casi sobrehumana. La primera era la hermana de mi bisabuelo. La segunda fue mi bisabuela. Cada día era para ellas una lucha. Ambos eran bastante pequeñas y delgaditas. Pero tenían un arma formidable, el poder de su amor interior que supieron desplegar.


Celestina, sobreviviendo en las buenas y en las malas

Conocí a Celestina cuando era un bebé. Estaba muy enferma y descansaba en su habitación. La llamaba Tina. Entraba a su casa corriendo a su lado de la cama. Estar cerca de ella me emocionaba tanto que mi familia temía que la lastimara sin darme cuenta.

Decía que era yo quien más la amaba. Eso es lo que siempre dice mi madre cuando habla de Celestina. Más generalmente, se decía que era inteligente y que era agradable interactuar con ella. No por los libros que no podían acompañarla mucho. Pero sólo por las profundas sensibilidades que había adquirido durante su experiencia personal.

Celestina Muñiz, mon arrière grand-mère.

Un día, como siempre, corrí a su habitación gritando: « Tiiiina!!!! ». Mi alegría al encontrarla se extinguió en una sola visión. Ya no estaba en su habitación. Miré su cama bien hecha durante mucho tiempo, pero sin ella en ella. Desafortunadamente, es esta imagen la que permanece en mi memoria. No entendía por qué ya no estaba allí esperándome.

Quizás había sentido esta inmensa oportunidad de conocerla y ser parte de su descendencia. Había escapado por poco de la muerte tantas veces. Primero de hambre. A menudo con pena. Luego, sobre todo, se encontró casi muerta en un campo de concentración con la cabeza ya rapada. En un segundo de lucidez, el soldado franquista que manejaba las entradas, la perdonó por dos motivos. Primero porque ella había trabajado para él como sirvienta. Y luego porque tenía barriga muy embarassada. La apartó de ese camino sin retorno con un gesto virulento y le dijo: « ¡Le puedes decir gracias a tu barriga! ».

Lola, sobrevivir contra corriente

Lola nació el 15 de mayo de 1903 en La Felguera, la parroquia más grande del municipio de Langreo, en Asturias. Se casó el 22 de agosto de 1925 en Mieres con Manuel Quintas, que tenía un año mas que ella. Tuvieron 7 hijos juntos. Manuel murió pocos años después, durante la Guerra Civil Española, en 1936. Estaba situado en la zona noroeste de Oviedo, en el Escamplero. Defendió la capital de Asturias del paso de los oponentes que passaban por la Galicia.


La mas pequeñita de la familiala, se llamaba Manolita. Inconstante, también tuvo 7 hijos de diferentes padres a los que dejó sucesivamente en brazos de su madre. Lola crió a todos los hijos de su hija como si era los suyos. Sola, con pocos recursos y en un entorno muy hostil, 14 niños pudieron crecer gracias a ella.

En septiembre de 1972, el pueblo de La Peña lo homenajeó. Fue condecorada como la valiente abuela del barrio.

Septembre 1972, La Peña rend hommage a Dolores Ornia, Lola pour les intimes. / Septiembre de 1972, La Peña rinde homenaje a Dolores Ornia, Lola para sus allegados.




– La douleur que Lola avait pour ce petit-fils qui était parti enfant et qu’elle portait dans son cœur………quelle femme formidable……..


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– El dolor que tuvo Lola por este nieto que se fue siendo un niño y que ella llevaba en el corazón…….que mujer tan maravillosa……..

La maison récente et rénovée de Lola, Calle Santa Ana en la Pola de Siero./ La reciente y reformada casa de Lola, Calle Santa Ana en la Pola de Siero.

À ma famille des Asturies
Barrio la Peña, Terre paternelle

(Sources principales : Facebook de Barrio La Peña)
(Referencias principales : Facebook de Barrio La Peña)

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